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Philippe cazarian roger dermesropian

PHILIPPE CAZARIAN FAIT LE BILAN

Philippe cazarian roger dermesropian

La saison 2014/2015 touche à sa fin, avec encore un superbe bilan pour nos Séniors.

Un maintien confortable en PHA pour la réserve, une cinquième place pour l’équipe première en DH, couplée d’une seconde victoire en Coupe de Provence !

Pourtant, l’UGA va connaître de gros changements : Eric Berberian, coach depuis huit ans, stoppe et va laisser sa place sur le banc à Stéphane Haro. De même, Philippe Cazarian, président depuis quatorze ans, va lui aussi céder son fauteuil à Roger Dermesropian. C’est donc l’occasion de faire une interview-bilan avec les deux co-présidents de cette saison, et de parler de l’avenir !

Première partie aujourd’hui avec l’entretien avec Philippe Cazarian. A suivre dès demain, l’entretien avec Roger Dermesropian !

Philippe, raconte-nous ton parcours à l’UGA ?

« J’ai signé en 1970 ! J’ai été capitaine de la première équipe Poussins de l’histoire de l’UGA. Après, hormis une année à l’OM, j’ai passé quarante-cinq ans à l’UGA.

J’ai joué 17 saisons, comme Roger, j’ai mis quelques buts en équipe première également. J’ai ensuite été président de 2001 à 2014, puis Co-Président cette saison encore avec Roger ! »

Pourquoi quitter la présidence de l’UGA ?

«  Quatorze ans c’est long…Et c’est une lourde charge. Comme je ne sais pas faire les choses à moitié, c’est passionnant. L’UGA c’est vraiment un sacerdoce.

Aujourd’hui, la présence quotidienne, l’énergie sont indispensables. A force c’est usant. Avec mes obligations professionnelles en parallèle, j’ai demandé à Roger de fonctionner avec moi en binôme. Nous sommes très complémentaires, mais j’ai vraiment besoin de prendre du recul.

Je quitte ce poste après quatorze ans de bonheur. Même s’il y a eu trois ou quatre moments extrêmement difficiles, c’est le bonheur qui va rester. Je ne quitte néanmoins pas totalement le club : je prends surtout du recul pour simplement intégrer le Comité Directeur. Je suis désormais simple supporter ! »

Une anecdote qui te restera en mémoire ?

« C’est vraiment difficile d’en garder une. Je suis capable d’en sortir des milliers, comme le Congrès des Homentmen en Arménie, les finales de Coupe de Provence.

Je vais garder les finales de Coupe de Provence : une ambiance de folie, des drapeaux, de la musique, j’en ai la gorge nouée rien que d’en parler. Ces rencontres, j’ai ressenti à la fois des joies incommensurables et des émotions étouffantes. Je suis encore passé à la douche habillé !! »

"Je quitte ce poste après quatorze ans de bonheur !"

Ta plus grande fierté ?

«  En premier lieu, d’être souvent remonté. On a fait quatre montées pour arriver en DH et deux victoires en Coupe de Provence.

En second lieu, avoir redoré le blason et donné une image à la fois interne et externe de l’UGA très positive. Le club était au fin fond du trou, on a contribué en équipe à faire de notre association une organisation importante de la communauté arménienne.

Enfin, ce qui me rend vraiment fier, c’est de voir des personnes qui ne sont ni du quartier ni d’origine arménienne apprécier les valeurs véhiculées par l’UGA et par ce que l’on fait. Ce sont ces gens-là qui diffusent ce sentiment auprès de l’opinion publique. C’est le meilleur hommage possible. »

Quel genre de président étais-tu ?

«  Je pense avoir été fédérateur. Gérer un club c’est gérer une globalité. On ne peut pas gérer uniquement des individus, on se doit de gérer 300 personnes ainsi que leur entourage.

A contrario, on a donc pu me reprocher d’avoir été trop gentil. Mais une association c’est un ensemble de bénévoles. On doit gérer le club comme une entreprise privée, avec des moyens d’amateurs. C’est vraiment difficile, être fédérateur est tout sauf simple.

Je pense aussi avoir bien su communiquer. Ça nous a servi, surtout pour mettre le club en valeur, attirer quelques lumières. »

"L’UGA, c’est plus qu’un club, c’est un sacerdoce !" 

Un mot pour conclure ?

« Il faut être à la fois fou et passionné pour s’occuper aussi intensément d’un club. Ce n’est pas que participer aux matches, faire des discours ou passer dans La Provence. Ce n’est même pas 1% du job. L’UGA, c’est plus qu’un club, c’est un sacerdoce ! »

Rendez-vous demain, pour la suite de l'interview avec Roger Dermesropian qui fera un point sur les projets à venir !

Arnaud Berberian

Vainqueurs coupe provence 2015

UN TITRE POUR FINIR EN BEAUTE !

Vainqueurs coupe provence 2015

ENTENTE UGA ARDZIV / FC ROUSSET 2-0 (1-0)

Samedi 07 juin 2015 – Finale de Coupe de Provence

Stade Municipal de Mallemort – 1500 Spectateurs environ

Arbitre : M. Mohamed, assisté de MM. Djerroud et Derocles.

Buts : Agobian (7e), Merabet (c.s.c. 53e).

Avertissements – EUGA Ardziv : Agobian (65e), Gossot (75e), Bakalian (90e) - FC Rousset : Bral (33e).

EUGA Ardziv : Sumian – Tepelian, Arman Birgin, Gossot, Agobian – Bezdikian (cap.), Barbaroux– Movsessian, Tonco, Oz – Hayko Birgin. Sont entrés en jeu : Campos, Darmon, Bakalian. Entraîneur : Éric Berberian.

FC Rousset : Munoz – Ahmed (cap.), Merabet, Pergaud, Parant – Ouattara, Bral, Chedli – Noto Campanella, Abdelali, Otsmani. Sont entrés en jeu : Dendani, Alonso, Beaudot. Entraîneur : Aziz Barbachi.

L’UGA veut aller chercher la Coupe

Encore une journée magique !

Les arméniens sont en finale de Coupe de Provence pour jouer le remake de la finale de la saison dernière, perdue aux tirs aux buts face à Rousset. Eric Berberian et ses joueurs, déjà vainqueurs en 2012, veulent prendre la Coupe.

Soutenus par un public exceptionnel, encore venu en masse et hyper-bruyant, il était écrit que rien ne pourrait leur arriver. Surtout en cette année de commémoration du centenaire du génocide arménien, perpétré en 1915 et toujours pas reconnu par la Turquie.

Les arméniens ne manquent pas leur entame

L’an passé, les Noirs et Jaunes avaient totalement loupé leur début de rencontre. Cette fois, ils attaquent d’emblée : Hayko « Inzaghi » Birgin centre pour Mika Agobian, lancé comme un Jordi Alba, qui fusille Munoz (1-0, 7e).

Le stade chavire déjà. Par la suite, Rousset réagit et tente de revenir. Les arméniens subissent mais tiennent le choc. Jules Tepelian contre une tête de Merabet (9e), Sumian sort le grand jeu à plusieurs reprises. A la pause, l’UGA mène au score.

Une victoire à l’italienne !

A la reprise, le scénario se répète. Anthony Barbaroux expédie d’emblée un coup franc dangereux, contré par Merabet dans son propre but (2-0, 53e) !

Les coéquipiers de Varanth Bezdikian sont héroïques. Ils donnent tout, se surpassent, ne lâchent pas d’un pouce. Thierry Gossot contre Chadli (50e), puis Sumian sort de nouveau le grand jeu.

Ce club, cette fierté !

Les arméniens, ultra-solidaires, vont ne lâchent rien. Lorsque l’arbitre central siffle la fin, c’est une immense joie et émotion qui envahit l’ensemble des supporters et sympathisants de l’UGA.

Pour Eric Berberian, qui arrête après huit années d’exploits répétés, pour Philippe Cazarian, qui va se retirer de la Présidence après plus d’une décennie mais aussi pour tous les joueurs, plus soudés que jamais avec leurs supporters, toujours plus nombreux, le plaisir est total.

L’UGA EST ENCORE CHAMPION DE PROVENCE !!! UN IMMENSE BRAVO A TOUS !

P.S : les photos et le résumé vidéo de la finale seront mis en ligne cette semaine.

Crédit photo – La Provence.

Arnaud Berberian

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UGA 1938 / 2015 : DE MALLEMORT à MALLEMORT.

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En cette année 2015, c’est un émouvant et beau clin d’œil que fait la petite histoire du football provençal à la grande histoire des évènements internationaux.

En effet l’UGA va jouer samedi 06 juin la finale de la Coupe de Provence sur le terrain de MALLEMORT. Là même où en 1938 la première équipe de l’UGA à s’être illustrée dans cette compétition avait joué, et perdu 2 à 1, sa demi-finale contre l’Olympique d’Avignon. En cette année de commémoration du centenaire du génocide arménien, nous devons avoir une pensée pour  ces joueurs, tous rescapés des massacres commis une vingtaine d’années plus tôt alors qu’ils n’étaient encore que des enfants.

Dans cette équipe figurent  notamment Achod VARTANIAN qui sera ensuite président  de 1977 à 1981, Varkès MARDJOÏAN qui sera Vice- Président pendant de nombreuses années ou encore Ohannes DERMESROPIAN qui n’est autre que l’oncle de Roger DERMESROPIAN, l’actuel co-président du Club (avec Philippe CAZARIAN).

On ne peut s’empêcher non plus, en regardant la photo de cette équipe, de penser que de nombreux  joueurs qui la composent  vivent alors leurs derniers instants de liberté avant d’être mobilisés pour partir à la guerre. Pour ceux qui en reviendront, elle leur permettra de passer du statut d’apatride à celui de citoyen français.

C’est un peu grâce à eux que nous sommes là aujourd’hui, et il ne faudra pas l’oublier samedi au moment où les équipes rentreront sur le terrain.

Nos joueurs  devront  être dignes de leurs aînés….la victoire en plus, on l’espère.