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Philippe cazarian roger dermesropian

ROGER DERMESROPIAN, NOUVEAU PRESIDENT !

Philippe cazarian roger dermesropian

La saison 2014/2015 touche à sa fin, avec encore un superbe bilan pour nos Séniors.

Un maintien confortable en PHA pour la réserve, une cinquième place pour l’équipe première en DH, couplée d’une seconde victoire en Coupe de Provence !

Pourtant, l’UGA va connaître de gros changements : Eric Berberian, coach depuis huit ans, stoppe et va laisser sa place sur le banc à Stéphane Haro. De même, Philippe Cazarian, président depuis quatorze ans, va lui aussi céder son fauteuil à Roger Dermesropian. C’est donc l’occasion de faire une interview-bilan avec les deux co-présidents de cette saison, et de parler de l’avenir !

Après l’entretien avec Philippe Cazarian hier, place à la seconde partie avec Roger Dermesropian !

Roger, raconte-nous ton parcours à l’UGA ?

« Comme Philippe, j’ai signé en 1970 ! A l’époque, j’étais Junior. J’ai rapidement intégré l’équipe première en 1971 et j’y suis resté jusqu’en 1988. J’ai été capitaine. J’ai joué milieu de terrain puis défenseur. J’ai même passé une demi-saison en attaque, aux côtés de Philippe ! J’ai été meilleur buteur que lui à cette époque, mais il est vrai qu’il avait joué moins de matches !!

Après avoir terminé ma carrière de joueur, je suis directement devenu Président du club en 1988, prenant la succession d’Armand Bareyan, à sa demande. Il avait formé au préalable sa succession.

Je suis resté Président jusqu’en 1996. A l’époque, nous étions en PHB et en PHA. Ensuite, pour des raisons professionnelles, j’ai dû partir travailler sur Montpellier. Je venais toujours au club, mais sans fonctions officielles. Cela a duré quelques années. En 2009, Philippe m’a rappelé pour venir l’épauler. J’ai accepté, jusqu’à devenir Co-Président avec lui cette saison. Cela fait donc 45 ans tout rond à l’UGA !! »

Qu’est-ce qui te motive pour reprendre la Présidence du club ?

« Moi je n’ai rien demandé !

La première fois ce sont les anciens qui me l’ont proposé. En 2009, c’est de nouveau Philippe qui m’a demandé de revenir pour l’aider. Comme je ne sais pas faire les choses à moitié, je me suis investi du mieux que je peux.

Nous avons réellement formé un binôme très complémentaire. A lui sa partie, surtout les relations publiques, moi j’étais plus axé sur l’administratif et le financier. Toutes les prises de décision l’étaient en totale harmonie. Nous étions à chaque fois d’office d’accord, dans 90% des cas. L’an dernier il m’a demandé de devenir président, j’avais refusé. Je suis devenu Co-Président cette année, puis me voilà de nouveau Président.

« Diriger un club amateur est une grosse charge, l’UGA c’est une très grosse charge ! »

De nouveau, je ne l’ai pas demandé au préalable. Il me fallait le soutien unanime et total du Comité Directeur. J’ai la légitimité de l’avoir déjà été, mais il me semblait plus normal de laisser la place à une personne plus jeune. Mon but est de former la relève pour l’UGA, que le club dure encore de longues décennies !

Enfin, des personnes importantes dans l’entourage du club m’ont aussi poussé à accepter. Comme on le dit avec Philippe, l’UGA c’est un sacerdoce. Diriger un club amateur est une grosse charge, l’UGA c’est une très grosse charge ! 

Vu les problèmes qui se posent, on se pose des questions. L’UGA est plus qu’un club de foot. Il arrive que des réunions du Comité Directeur se passent en ne parlant de football qu’une minute ! C’est lourd mais c’est a contrario la force du club. L’UGA représente la communauté arménienne. Nos compétences ne sont pas que sportives. On travaille vraiment pour l’ensemble !»

Comment se passe la transition ?

«  De la manière la plus naturelle qui soit. On prépare la saison prochaine comme d’habitude, on a simplement inversé nos rôles ! »

Outre le départ de Philippe, celui d’Eric Berberian est aussi un évènement. Quels sont les objectifs pour les saisons à venir ?

« Les deux départs sont deux choses séparées, même si leur impact est très fort.

Philippe sera toujours présent au sein du Comité Directeur, alors qu’Eric quitte le club, même s’il restera évidemment un grand supporter. Je tiens à saluer le travail d’Eric. Il nous a aidés à préparer la saison prochaine comme s’il était toujours là, comme un Directeur Sportif. Il a travaillé avec nous sur le profil du futur coach, aidé à dessiner les contours de l’effectif, du staff. Cela prouve son attachement pour l’UGA, incontestable ! »

« Faire aimer le football aux gamins tout en les faisant progresser. »

La future politique sportive ?

« On distingue les catégories :

Pour les débutants jusqu’aux U13, le seul objectif est de faire aimer le football aux gamins tout en les faisant progresser. Il n’y a pas de compétition, on s’attache à ce que nos enfants soient bien encadrés, avec des éducateurs qui travaillent dans ce sens-là.

Des U15 aux U19, on rentre dans la compétition. On ne peut pas avoir l’ambition d’autres gros clubs Marseillais à ce niveau-là. Néanmoins, on se doit de détecter les joueurs qui ont le potentiel pour pouvoir, sur chaque génération, en sortir un ou deux qui intègreront les Séniors. On se doit, plus que les autres, d’exploiter au maximum notre vivier.

Enfin, les Séniors : l’équipe réserve évolue en PHA, ce qui est hyper-important pour nous. Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques années, c’est notre équipe fanion qui évoluait à ce niveau. De plus, si on veut avoir un effectif solide en DH, on doit pouvoir faire évoluer certains membres du groupe en PHA, et pas plus bas.  Pour les jeunes de chez nous, c’est également la possibilité de jouer à un niveau intéressant, même pour ceux qui n’auraient pas le niveau DH. C’est vraiment très important d’être en PHA !

En DH, on a une marge étroite. Le niveau est élevé, et entre la DH et la CFA 2 la différence est faible. Jouer en DH est un pur bonheur. La DHR serait plus embêtante mais jouable, en-dessous ce serait une catastrophe. Le niveau est très important pour nous. L’équipe première est le phare, la locomotive du club.
Bien entendu, nous ne sommes jamais à l’abri de l’aléa sportif, on en est tributaires. On peut monter une année inattendue et descendre avec une super équipe. Ce n’est pas une science exacte. L’objectif c’est vraiment de rester en DH, voire en CFA 2, ce qui serait la cerise sur le gâteau. Au-dessus, ce n’est pas possible. On n’a ni le budget, ni la volonté, ce serait risquer de perdre notre identité.

« Jouer en DH est un pur bonheur »

Il faut rappeler qu’on a le plus petit budget de DH, et que l’on est le club le mieux géré du championnat selon la CRCC (DNCG de la Ligue Méditerranée ndlr) !

Comment se compose le budget ?

«  15% de subventions (ville et conseil général), 15% cotisations des membres et 70% de sponsoring, mécénat. La part privé est fondamentale. »

Va-t-on pouvoir rejouer au Stade Sévan ?

« On ne lâchera pas le morceau. On nous a dit que les travaux seront programmés pour 2017, on souhaite avoir l’homologation pour y rejouer avant.

« L’UGA sans le Stade Sévan n’est pas pérenne. A terme ce sera difficile. On ne lâchera pas ! »

Des études et des visites régulières sont en cours, ce qui nous laisse imaginer que la machine est lancée. Pour l’UGA, c’est capital ! Nous avons un siège, dont nous sommes propriétaires, et la future mise à disposition du Gymnase d’Hamaskaïne, flambant neuf.

L’UGA sans le Stade Sévan n’est pas pérenne. A terme ce sera difficile. Il n’y a qu’à voir le monde présent contre le 1er Canton cette saison (1500 Personnes ndlr). Sévan a toutes les caractéristiques pour être un superbe stade de DH ou de CFA 2. A l’inverse du Stade Magnan, qui n’aurait pas pu accueillir 20% des spectateurs présents ce jour-là, sans parler des problématiques de sécurité, qui pourraient être graves.

Au Stade Sévan on peut séparer les supporters, on a reçu le Sporting Toulon et d’autres équipes avec supporters, sans aucun problème ! La mise aux normes de Sévan serait profitable à tout Marseille ! »

Justement, la mise à disposition de ce magnifique gymnase d’Hamaskaïne va aider le club ?

«  Il est terminé. Ce superbe équipement va profiter à toutes les associations du quartier, dont l’UGA. On espère ainsi relancer le Basket féminin en priorité, dans des conditions fabuleuses.

Après, on espère développer d’autres sports à l’avenir, sans oublier que le Gymnase servira aussi les équipes de foot en hiver, pour certains travaux spécifiques. Mais le principal pour nous reste le Stade Sévan ! »

« Quand on fait président une fois, il faut être passionné. Quand on le fait deux fois, il faut être à la fois passionné et fou !!

Un mot pour conclure ?

« Quand on fait président une fois, il faut être passionné. Quand on le fait deux fois, il faut être à la fois passionné et fou !!

Après mon premier arrêt, je n’avais vraiment aucune intention de revenir. Désormais, j’ai pris ma retraite professionnelle, ce qui me permet de le faire. J’espère qu’on fera de belles choses pour l’avenir de l’UGA ! »

Arnaud Berberian